Le Chroniques D’emmett Cullen 4

 Les Chroniques d’Emmett Cullen    

Rosalie   

J’entrouvris la porte de notre chambre. Rosalie était assise sur le rebord de la fenêtre, le vent jouant dans ses cheveux. Rosalie était assise sur le rebord de la fenêtre, le vent jouant dans ses cheveux, les yeux perdus dans le vague, mauvaise habitude qu’elle avait prise lorsqu’elle songeait à sa vie passée. Il était rare de la voir ainsi, sans rempart ni défense. J’avais ce droit presque indécent de pouvoir l’admirer pour ce qu’elle était vraiment et non pour ce qu’elle paraissait être.    

   

    

Pour beaucoup et en particulier pour les humains, elle n’était qu’une belle tête vide. Plus amoureuse de son propre reflet que de ce qui se passait autour d’elle. Pour certains des nôtres aussi. Plus que n’importe qui d’autre je ne dois pas me laisser bercer par l’illusion de sa beauté! Beauté si utile quand on veut tenir éloignés de notre véritable personnalité les gens autour de soi. Je m’approchai d’elle et lui caressai la joue du revers de la main. Un sourire se dessina sur ses lèvres au contour parfait. Elle tourna la tête et leva les yeux vers moi, prit ma main si imposante en comparaison de ses doigts si fins. Puis elle tira sur mon bras, glissant mon poignet dans son cou en serrant ma main.  

«  Je n’aime pas te voir ainsi Rosalie! A chaque fois je te retrouve d’humeur maussade et mélancolique. Et je dois mettre des heures à te rendre de bonne humeur … ou du moins vivable! » Elle me tira sur le bras et déclara, d’une intonation faussement choquée :  

« Ne t’en fais pas! Je ne veux pas changer notre vie! J’ai bien compris que j’avais de quoi être heureuse de cette seconde chance. le passé restera le passé mais j’aime parfois m’imaginer ce que le présent aurait été si… » Elle laissa sa phrase en suspens. 

je m’installai par terre et calai ma tête sur ses cuisses, enroulant mon bras autour de sa cheville. –  «  Racontes-moi donc! Quelle vie nous as-tu inventée cette fois–ci? Prince et Princesse? Je sais que tu aimes beaucoup cette version de notre vie parallèle! Avoues que c’est un fantasme de me voir affublé de collants moulants! Coquine va! » Le son de mon rire emplit la chambre de bonne humeur et Rosalie esquissa un sourire.  

« tu n’avais pourtant pas l’air particulièrement emballé sur ce que je t’avais raconté la dernière fois ! »  

«  La dernière fois c’est pas pareil tu racontais mal, c’est pas de ma faute! »   

«  Imbécile!!! »   

«  MONSIEUR le grand imbécile! S’il te plait!! » lui répondis-je en levant le doigt.  

«  Allez, racontes-moi quelles palpitantes aventures tu nous fais vivre cette fois-ci! » Je fermai les yeux pendant qu’elle me caressait la tempe, et sa voix se fit basse, presque un murmure.    

Au fur et à mesure de son récit, je me retrouvai de nouveau plongé à l’époque de mon humanité. Avec difficulté, quelques sensations oubliées remontaient à la surface. Un frisson procuré par le vent sur la peau, la chaleur d’une pierre chauffée par le soleil, le visage parcouru de gouttes de pluie. Voilà ce qui pour moi était si absent de la vie d’un vampire, les sensations humaines, même si elles étaient insignifiantes comparées à ce qu’un vampire peut bien ressentir. Ce n’était jamais pareil, ça ne le serait jamais plus!    

Avec des efforts d’imagination, la vision de Rosalie se dessina devant mes yeux. Je nous virent tels qu’elle me le décrivait. Elle, cette femme à la beauté exceptionnelle qui aurait fait le bonheur de n’importe quel homme. Moi, l’homme qui aurais trouvé dans son sourire toutes les réponses aux questions d’une âme de mortel. Et enfin ce petit être qui aurait fait de ma femme la plus heureuse d’entre toutes. Je n’arrivais jamais à bien distinguer quand Rosalie me le décrivait car elle ne se fixait jamais sur un idéal. Mais je restais sur cette image d’une petite fille dans laquelle se reflétait le meilleur de nous deux. La beauté de Rosalie, sa fragilité et sa force. Quant à ce que je pouvais offrir à notre enfant, j’aurais souhaité qu’il est ma joie de vivre et ma faculté ne voir que les bons cotés! Lui permettant de ne voir de la vie que ce qui mérite d’être vécue.    

La voix de Rosalie se fit de plus en plus lointaine tandis que ma vision, elle, m’apparaissait de plus en plus réelle au point d’y croire mais une fois de plus je me rappelai que les vampires, malgré toutes leurs capacités, n’avaient pas le droit de rêver. Je détestais aimer cette vie vide de sens puisqu’impossible à toucher. Dans un monde illusoire, j’étais père et vivant. Moi qui aimais ma vie de vampire et y trouvais mon compte, je n’imaginais même pas ce que Rosalie devait s’infliger comme torture à se passer sans cesse ces images dans la tête! Très vite je préférai chasser ces illusions de mon esprit plutôt que de me faire bercer par des mirages qui me faisaient plus de mal que de bien. Croire si fort en ces choses n’aidait en rien Rosalie et je préférai les oublier pour ne pas la laisser dans un monde où elle risquerait de ne jamais revenir.    

Quand j’ouvris les yeux, elle me regardait et m’apparut comme dans ma vision. Sa peau rose pâle aux joues rosies, ses yeux redevenus bleus et sa chaleur si douce. Mais le tout disparut lentement pour revenir au teint de marbre et aux yeux couleur d’ambre. Je me redressai et allai à la rencontre de ses lèvres que j’embrassai.    

«Et sinon à part ça? Je t’invite à manger dehors ce soir? Une petite biche ma biche? » Elle me poussa la joue en prononçant mon nom, choquée.   

« Emmett!! » ce à quoi je répondis sur le même ton en imitant sa voix.  

«  Rosalie!! »    

 Elle se mit à rire et me tapota la joue gentiment, du moins le pensait-elle.. Je me levai et lui tendis la main. La faire rire était le seul moyen que j’avais trouvé pour chasser rapidement ce qui ne pourrait jamais être notre vie. Je posai la main sur sa taille et la serrai contre moi. j’esquissai quelques pas de danse avec lenteur et Rosalie m’accompagna en suivant le rythme de la musique.   

  

«  Quoique la vie nous apporte, elle m’a déjà bien gâtée avec toi! Tu es pire qu’un enfant! Mais je ne pouvais rêver mieux comme seconde chance et après tout j’ai déjà trouvé une famille! Ce n’est pas donné à tout le monde! »  

«  Oui M’dame! Personnellement je suis très content de ce que j’ai reçu dans cette vie et que ce soit toi qui m’ai trouvé au passage! Je ne pouvais pas rêver mieux! Et je n’en demande pas plus! »    

Cela faisait un moment que nous dansions l’un contre l’autre. Nos corps étaient devenus quasi immobiles, ce qui n’était pas pour me déplaire. Je passai mon bras autour de sa taille d’un geste vif sans la prévenir et la basculai sur mon épaule. Elle poussa un cri de surprise avant de se mettre à grogner:    

«  NON EMMETT! Pas encore!!! Déjà la dernière fois tu t’es senti obligé de descendre en bas avec moi comme un sac de patates et Alice ne s’en est pas remise!! » Je me frappai le front et m’exclamai :  

«  Mais oui!! tu as entièrement raison! Nous ne pouvons pas quitter la maison pour une partie de chasse sans prévenir les autres! Ne bouges pas je vais le faire de ce pas! » Rosalie me tapa dans le dos en grondant.   

«  Comment veux tu que je bouge gros ours! Je suis perchée sur ton épaule!! » Dans un geste de pure provocation, je lui assénai une tape sur les fesses et continuai.   

«  Bon! Et bien viens avec moi dans ce cas! De toute façon dans 10 à 15 ans ils auront sans doute oublié!Allez, en avant mauvaise troupe!! »    

Je descendis les escaliers jusque dans le salon où je croisai Esmée et Carlisle. Ces derniers stoppèrent nette leur discussion lorsqu’ils me virent débarquer avec ma femme sur l’épaule. Je leur fis un signe de la main et ils se mirent à rire en me saluant à leur tour. Je me dirigeai enfin vers la cuisine où le reste de mes frères et sœurs s’occupaient à des jeux d’adresse. Edward fut le premier à intervenir:    

«  Est-ce que c’est confortable Rosalie? Un peu d’aide peut-être? » Il se mit à rire doucement avant de venir à sa hauteur et de lui remettre une mèche de cheveux en place. Alice le rejoignit et se pencha en avant, chercha le regard de Rosalie et lui dit:   

–  «  ne t’en fais pas, je te vois nettement plus heureuse en fin de soirée! » Elle fit un pas en arrière quand Rosalie se redressa en poussant un cri:  

«  Quoi??? ho non Alice! Ne me dis pas que tu as vu ça? Ton don n’est vraiment mais alors vraiment pas nécessaire parfois… maintenant c’est parfois! »    

Je me retournai pour voir Alice et lui fis un clin d’œil. Bien entendu elle n’avait rien vu puisque je n’avais rien décidé mais elle savait quoi dire pour atténuer le mécontentement de Rosalie dans ces moments-là. Je me dirigeai vers la porte de la cuisine, souhaitai une bonne soirée au reste de la famille et m’apprêtai à passer le palier quand je sentis Rosalie se redresser à nouveau et lancer une dernière tirade de digne d’une grande dramaturge à Jasper:    

«  Quand je pense que tu es mon propre jumeau et que tu ne fais rien pour me venir en aide! Ça se paiera ça tu peux me croire Jasper!! » Elle le désigna du doigt et lui décocha un regard faussement agressif pendant que nous disparaissions dans le noir de la nuit tombée.    

J’avais parcouru un ou deux kilomètres quand je l’entendis :   

–  «  C’est bon, je pense que tu peux bien me lâcher! Je sais courir comme une grande tu sais! » Je me stoppai dans ma course et la déposai par terre. A peine ses pieds avaient-ils touché le sol qu’elle disparut de mon champ de vision. je scrutai les bois alentours, sans succès. Mais plus aucune trace d’elle. Sachant qu’elle m’entendrait je m’écriai:   

–  « c’est la tape sur les fesses que tu as pas aimée? Je pensais que cela te ferais plus rire! Allez tu peux revenir on rentre à la villa si tu veux! » à peine avais-je terminé ma phrase que je sentis un courant d’air me frôler et en une seconde elle fut sur mon dos, sa bouche près de mon oreille.    

– «  au contraire mon grand! Cela m’a bien fait rire.. et m’a donné une idée. Maintenant attrapes-moi si tu peux! » se laissa glisser et me donna à son tour une petite tape sur les fesses tout comme je lui avais fait dans la chambre peu de temps auparavant. Son rire se dissipa dans les bois et je me mis à sourire. Peut-être qu’Alice avait vraiment eu sa vision après tout. Mais il n’y avait qu’une seule manière de le savoir. Sans plus attendre, je partis à la recherche de Rosalie….  

    

A suivre …  

  

Publicités

12 réponses à “Le Chroniques D’emmett Cullen 4

  1. ENFIN ENFIN THE RETURN!!!! tjs présente pour toi mon Friend Emmett ^^ j’adoooore!!! continues t’arrêtes surtout pas! t’es tjs aussi doué et tjs autant d’humour j’adore!!! merci de continuer de nous faire partager!!! bisouuuuus et j’espère à très bientot^^

    • HO YEAH!!!! THE RETURN OF THE TEDDY BEAR!!!

      On y croyait plus! 😆

      Merci de ton commentaire! Ca fait plaisir!

      Emmett

  2. ça faisait un moment que j’avais pas lu ce texte, j’aime bien, tu te débrouille pas mal en écriture quand même lol.
    Non sérieusement a quand le prochain post?

    • Merci Claire! Tu as vu Le teddy sais tenir un crayon malgré son grand âge!

      Le prochain post… bonne question! XD

      Emmett 😆

        • Ha HA ha HA ha je m’en tape la cuisse dis donc!!!! Bravo pour l’effort de la blague ma petite poule jaune au miel! 😆

        • mdr ta petite poule jaune au miel? je viens d’hériter d’un nouveau surnom? lol c lilly que tu a passé au miel hier mdr pas moi pourtant lol

        • Mais c’est a toi que j’ai promis de la faire la prochaine fois … c’est pour t’habituer !! 😉

        • lol au moins je pourrais pas dire que j’ai pas été prévenue.
          Au fait j’adore la photo de Lune de miel ^^

        • Donc fait attention a toi!! Enfin moi je dis ça je dis rien!!! ^^

          Merci pour la photo, on sens bien que je commencer a le gonfler a force de la prendre en photo… faut dire que je bougais trop vite pour qu’il comprenne … il devait avoir très mal au crane a force! 😆

  3. J’ai qu’un truc à dire :
    « C’est miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiignooooooon ! » 😆

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s